Zoom sur l’emprise au sol

L’emprise au sol est la projection verticale du volume d’une construction. Elle compte également tous les débords et les surplombs de la propriété comme le balcon. L’emprise au sol est régie sous l’article R. 420-1 du Code de l’urbanisme. Elle diffère alors de la surface de plancher. L’emprise au sol ne compte pas les sous-sols, les combles et les étages, quel que soit leur nombre. Même différente, l’emprise du sol est associée à la surface de plancher. L’emprise du sol permet de savoir à quelle autorisation votre projet est-il soumis : au permis de construire ou à la déclaration de travaux. Elle détermine également le seuil au-delà duquel votre construction doit être réalisée par un architecte ou non. En effet, lorsque la surface de plancher ou l’emprise au sol dépasse les 150 m², le projet de construction ou d’agrandissement doit être réalisé par un architecte.

Quels sont les éléments qui forment l’emprise au sol ?

Logiquement, l’emprise du sol est le volume d’une construction qui se projette au sol. Tous les éléments qui touchent ce volume seront alors calculés dans l’emprise du sol. L’emprise du sol va alors déterminer plusieurs éléments, dont les plus essentiels restent :

– les surfaces non closes au rez-de-chaussée. Ici, la projection au sol est possible pour la terrasse ou les porches couverts par un toit soutenu par des poteaux. ;

– la surface au sol du rez-de-chaussée d’une construction ;

– les rampes d’accès extérieures ;

– un balcon ou une terrasse en étage en surplomb du au rez-de-chaussée ;

– les débords de toit portés par des poteaux ;

– un abri à voiture couvert par une toiture supportée par des murs ou des poteaux ou des murs. Évidemment, le garage indépendant de la maison fait partie de l’emprise au sol.

– un abri à poubelles semblable à l’abri à voiture ;

– un atelier indépendant, un abri à jardin, une annexe indépendant, un débarras semblable à l’abri à voiture ;

– tous les volumes en porte-à-faux au-dessus du rez-de-chaussée ;

– les rétentions d’eau et piscines intérieure ou extérieure, couvertes ou non.

L’emprise du sol : exemple de calcul

Voici un exemple de calcul d’une emprise de sol pour une habitation possédant un rez-de-chaussée, un sous-sol et un étage. La propriété possède des dimensions de 8 m de profondeur, 12 m de longueur et 1.50 x 1 m de porche d’entrée soutenu par des poteaux ou couvert par un auvent. Imaginons que dans la cour se tient un abri qui peut accueillir 2 voitures. Imaginons également une jolie terrasse sur terre-plein avec le rez-de-chaussée mesurant 3 m sur 5. La maison va alors mesurer 96 m² (12 x 8 m). Le porche d’entrée fera 1.50 m² (1.50 x 1 m), l’abri voiture compte 30 m² (6 x 5 m) et enfin la terrasse compte 15 m² (3 x 5 m²). La surface totale compte alors 142.50 m² (96 + 1.50 + 30 + 15). L’emprise du sol sera 127.50 m². (96 + 1.50 + 30).

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *